À propos de
Notre-Dame de Paris
En 1828, l'éditeur parisien Charles Gosselin propose à Victor Hugo d'écrire un roman dans la lignée de l'auteur écossais Walter Scott, alors très à la mode en France, et que Hugo apprécie beaucoup. Il lui a d'ailleurs consacré un article, « Sur Walter Scott, à propos de Quentin Durward », dans la revue La Muse française, en 1823. Le 15 novembre 1828, Victor Hugo signe un contrat avec Gosselin. Dans ce contrat, Hugo s'engage à lui livrer « un roman à la mode de Walter Scott ». Le contrat d'origine prévoit la livraison du roman en avril 182
Mais très vite, les retards s'accumulent et les rapports entre Hugo et Gosselin se détériorent complètement à partir du printemps 1830. Hugo est alors occupé par ses autres projets littéraires.
En mai 1830, après des menaces de procès de la part de Gosselin puis plusieurs médiations, Hugo s'engage à terminer le roman au plus tard le 1er décembre 1830.
En juin 1830, Hugo commence à rassembler la documentation nécessaire au roman, et rédige, en juin ou en juillet, un premier plan détaillé. Fin juillet, il commence à peine la rédaction du premier chapitre lorsque la Révolution de Juillet éclate.
Il parvient à négocier un nouveau délai de deux mois, portant l'échéance au 1er février 1831. Début septembre, il reprend la rédaction du roman, qui se poursuit cette fois sans nouvelle interruption majeure. La rédaction du roman est achevée le 15 janvier.
La première édition de Notre-Dame de Paris paraît ainsi chez Gosselin le 16 mars 1831, précédée d'une brève préface où Hugo évoque l'inscription, gravée en lettres grecques majuscules «
» (c'est-à-dire Ananké, qu'il choisit de traduire par « Fatalité ») qu'il aurait vue « dans un recoin obscur de l'une des tours » et qui lui aurait inspiré le roman.







